Garde à vue "antiterroriste"
pour deux incendiaires de voitures
Deux personnes ont été placées en garde à vue sous le régime de la justice antiterroriste, mercredi 14 janvier à Paris, dans une enquête portant sur la tentative d'incendie de deux voitures.
Les suspects, un homme de 28 ans et sa compagne de 30 ans, avocate parisienne, intéressent la section antiterroriste du parquet de Paris en raison d'une suspicion de lien avec les personnes
poursuivies pour les sabotages contre les caténaires de la SNCF, membres supposés de "l'ultra-gauche".
A ce jour, Julien Coupat et sa compagne sont les seuls des neuf mis en examen à rester en détention. Les faits Sabotages à la SNCF : le juge ordonne la libération d'Yldune Lévy Blog Les autonomes,
des terroristes ou des gentils ?
SNCF : Yldune Lévy reste en prison Ils ont été arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi alors que, selon les policiers, ils tentaient de mettre le feu à deux véhicules, non loin de leur domicile du
19e arrondissement.
Tous deux étaient en état d'ébriété. "ENTÊTEMENT" Lorsque les policiers ont découvert que le jeune homme était connu de la police pour "avoir manifesté activement son soutien à Julien Coupat",
principal suspect de l'affaire de la SNCF, la section antiterroriste de la brigade criminelle a été saisie.
La procédure d'exception – qui permet notamment une garde à vue de quatre jours, contre deux dans le régime de droit commun – est justifiée dans le cas de la jeune fille par son emploi dans un
cabinet défendant, selon la police, des membres de la mouvance anarcho-autonome.
Cette affaire intervient alors que la polémique sur le traitement de l'affaire Coupat a rebondi, mercredi, avec l'appel déposé en urgence par le parquet de Paris pour s'opposer à la remise en
liberté d'Yldune Lévy, la compagne de Julien Coupat.
Jeudi, le Syndicat de la magistrature (SM) a dénoncé "l'entêtement" de la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, et du parquet dans ce dossier.
Thierry Fragnoli, le juge d'instruction chargé de l'enquête, s'est "étonné" de ces propos du SM "sur un dossier judiciaire en cours dont il n'a pas une connaissance approfondie".
LEMONDE.FR avec AFP | 15.01.09 | 17h11 • Mis à jour
le 15.01.09 | 17h46